La concurrence fait rage entre les établissements financiers. Les taux de prêt immobiliers ont légèrement baissé début mars, comme en attestent les derniers barèmes en provenance des banques. A l’occasion du début de la première et de la plus importante période de production de prêts immobiliers, certaines banques ont en effet adopté une position agressive à l’égard de la concurrence. 55% d’entre elles ont en effet annoncé des baisses de l’ordre de 0.10 point, celles-ci étant constituées pour la plupart d’établissements en retard par rapport à la concurrence. D’ailleurs, parmi les 35% des établissements ayant opté pour une stabilité de leurs taux sur le mois, tous figuraient déjà parmi ceux proposant les meilleurs taux du marché. En outre, on notera l’existence d’un pourcentage notable (10%) d’établissements ayant eux monté leur taux, de l’ordre de 0.05 à 0.10 point.
Conséquence de ces ajustements, si les taux proposés pour les excellents dossiers ne bougent pas, le taux moyen de marché, lui, s’ajuste à la baisse de 0.10 point. De ce fait, par rapport au troisième trimestre, ce dernier a reculé de 3.93% à 3.65%. Une harmonisation
à la baisse qui atteste clairement d’une volonté de tous les établissements d’être présents sur le marché durant ce premier temps fort de l’année immobilière, afin d’afficher des taux de conquête supérieurs à la concurrence. De ce fait, ceci se traduit comme le mois précédent par une multiplication des offres de crédit pour l’emprunteur recherchant la solution de crédit la plus attractive.
« Notre scénario d’une stabilisation des taux durant la première partie de l’année a été validée » constate Alban Lacondemine, porte parole d’Emprunt direct. « La politique de la BCE n’ayant pas changé d’un iota, nous pensons que le léger mouvement de baisse des taux moyen du marché n’est que la conséquence conjoncturelle d’une plus forte
concurrence entre les établissements, à l’orée de la première grosse période de production des taux immobiliers » analyse-t-il.
Ces derniers pourraient ne plus essuyer de grosses évolutions avant la fin du premier semestre. En l’absence de toute pression inflationniste, la BCE, durant cette période, devrait en effet continuer à temporiser. L’institut d’émission a abandonné ses mesures exceptionnelles de soutien au secteur financier, à l’exception notable de ses prêts illimités
dans le cadre de ses opérations hebdomadaires. Au cours du second semestre, après un retour à une normalisation complète, son discours pourrait néanmoins progressivement se durcir, en fonction de la situation sur le front des prix. Dès lors, toute remontée sur les taux
directeurs se traduirait immédiatement sur le marché du crédit par une hausse des taux de prêts immobiliers.
Source : Emprunt Direct
Indicateur des taux de crédit immobilier des meilleurs courtiers - Mars 2010 - sources infosimmo.com