Selon le philanthrope et milliardaire américain d’origine hongroise, Georges SOROS, le pire serait à venir concernant la crise financière actuelle.
Son avis reste très écouté depuis ses spéculations réussies contre différentes monnaies, notamment la Livre sterling pour laquelle il avait misé avec succès sur sa sortie du SME .
Il affirmait dans une récente déclaration « que la crise actuelle est la pire connue depuis 1929, que la baisse des taux d’intérêt de la Fed du 18 mars avait soulagé les marchés sans en régler les problèmes de fond », et « qu’il prévoyait donc une nouvelle baisse des actions ».
Il sort donc à nouveau de sa réserve à l’occasion d’un entretien à Bloomberg, expliquant que, selon lui, le chiffre des pertes actuelles des institutions financières est « assez proche de celui de 945 milliards de dollars avancés par le FMI ».
Il considère également que la crise va durer, plus longtemps que prévu lorsqu’il indique « ils affirment (les autorités financières) qu’il y aura une reprise dans la seconde moitié de l’année, et ça, je ne peux pas le croire ».
tout en estimant que les appréciations du FMI et les pertes déjà chiffrées ne concernent que « la baisse de la valeur des instruments financiers actuellement détenus » et « qu’elles n’englobent pas celles liées à une éventuelle baisse de la qualité des prêts encore détenus »
En clair, que le pire serait à venir... »
Un soupçon d’optimisme malgré tout puisque Georges SOROS a également prévu un avenir radieux à deux marchés financiers émergents, la Chine et l’Inde, au sujet desquelles il ne tarit pas d’éloge et pronostique « une réévaluation de leurs monnaies ainsi qu’une bonne santé de leurs Bourses respectives »
Source : Bloomberg et la Rédaction