Force est de constater que les symptômes de la maladie contagieuse révélée par la crise des « subprimes » persistent, voire même s’aggravent pour la plupart.
La baisse du pouvoir d’achat se confirme, ainsi que le ralentissement économique. L’inflation elle aussi persiste, avec son cortège habituel de clignotants oranges voire rouges, tels que l’augmentation du chômage, du coût du crédit ou du prix des matières premières.
La baisse du dollar n’est évidemment pas enrayée par la mise en service de la planche à billets, la récession est bien là, aggravée par la hausse du pétrole et la déprime des bourses mondiales.
L’épicentre du séisme reste toujours les États-Unis, où le déficit commercial atteint les 800 milliards de dollars par an, la dette totale américaine frôlant elle les 9 000 milliards de dollars, chiffre qui donne le vertige aux économistes puisqu’il correspond à un endettement d’environ 30 000 dollars par habitant, femme et enfants compris.
Le centre du pouvoir est par ailleurs en train de se déplacer de l’Occident vers l’Asie qui devient en quelque sorte le balancier de l’économie mondiale, puisqu’elle contrôle, avec sa main d’œuvre bon marché et ses réserves de capitaux, à la fois le déficit commercial américain, la santé du dollar et celle de l’économie mondiale dont elle est devenue l’usine.
Cette passation de pouvoir entre une économie qui ne progresse plus et qui régresse même en terme d’emploi, de production et de profits, et une autre qui a pris le contrôle d’un dollar abandonné par la Fed est symptomatique de la période troublée qui s’annonce.
Le pire semble donc à venir, d’autant que, si les signes cliniques du diagnostic sont évidents, les remèdes ne sont pas encore connus, malgré la qualité des médecins au chevet du malade.
Source : La Rédaction