A qui le tour maintenant ?
C’est la question que chacun se pose jour après jour devant l’onde de choc qui se propage sur la planète finance.
Le phénomène s’est trouvé amplifié par le refus du Congrès Américain de voter le plan de sauvetage bancaire qui prévoyait le déblocage de 700 milliards de dollars afin de soutenir les établissements en difficulté en reprenant et garantissant leurs créances douteuses.
Premier résultat : une chute historique de près de 7% de la Bourse de New York, du jamais vu depuis els évènements du 11 septembre 2001
L’Europe que l’on croyait moins touchée n’est pas épargnée puisque, en quelques jours seulement pas moins de 4 établissements bancaires se sont effondrés et font l’objet de plans de sauvetage de la part des banques centrales.
Il s’agit de Fortis, 1ère banque belge et 2ème banque des Pays Bas, sauvée in extrémis par les pouvoirs publics qui viennent de lui accorder plus de 11 milliards d’euros pour la soutenir.
Bradford et Bingley ensuite en Angleterre, qui ne doit, elle, sa survie qu’à une revente en catastrophe à l’Espagnol Santander, tandis qu’en Allemagne la Banque Hypo Real Estate a contraint la Bundesbank à lui injecter 40 milliards d’euros pour lui éviter de disparaître.
Dernière sur cette liste et non des moindres : la Banque Dexia, fleuron franco belge du financement public, dont l’action vient de perdre près de 30% en 24 H, ne laissant rien augurer de bon pour la suite.
Dégringolade en chaine de tous les titres bancaires et du Crédit Agricole en particulier pour la place de Paris.
L’avenir s’annonce donc morose et la sortie de crise plus qu’improbable à court terme.
Source : Presse financière et la Rédaction