Les mauvaises nouvelles s’accumulent et pas une journée ne se passe sans son lot d’informations négatives plus alarmantes les unes que les autres.
Les annonces de banques en difficultés succèdent à celles des bourses en déroute, l’onde de choc se propageant sur tous les continents, puisque l’épicentre du séisme s’est déplacé de l’Amérique à l’Europe sans épargner pour autant l’Asie ou le Moyen Orient.
Au cœur de cette tempête qu’ils n’ont pas su voir arriver (il semblerait qu’il faille dorénavant choisir entre gouverner et prévoir...), les voix de nos gouvernants s’élèvent à nouveau pour tenter de nous rassurer.
Les engagements se multiplient et chacun ne manque pas de faire part de son soutien massif en cas de difficulté, n’hésitant pas à nous promettre pêle-mêle de garantir les dépôts des citoyens, de renflouer les banques en cas de besoin, voire même de se substituer aux Banques Centrales pour émettre des liquidités pour fluidifier le marché et repermettre aux banques de continuer à prêter aux particuliers et entreprises.
Bref, si l’on en croit nos chers dirigeants, ils seront là quoiqu’il arrive, on peut compter sur eux dorénavant, qu’importe les déficits publics, l’argent va de nouveau couler à flot, oubliés l’austérité et les budgets réduits, il ne s’agit après tout que de l’argent du contribuable, et ce qui compte c’est de lui redonner confiance.
Cela nous amène à nous interroger sur la nature même de ce tsunami financier pour essayer de comprendre s’il marque réellement la fin d’un système ou s’il ne s’agit que d’une auto régulation d’un marché qui a échappé au contrôle des apprentis sorciers.
La répétition des crises récentes nous fait pencher pour la 2ème hypothèse, les krachs financiers ayant en effet disparu pendant plus d’1/2 siècle, de 1929 jusqu’au fameux krach de 1987 (moins 22% à Wall Street suite au relèvement des taux de la Bundesbank), pour ensuite se multiplier depuis l’avènement de l’informatique et l’inter connectivité des Bourses (Krach de la bourse Russe en 98, de la bulle internet en 2000 en passant par celui du 11 septembre 2001 suite aux attentats américains)
Aucun de ces derniers n’a pourtant atteint la violence de celui que nous connaissons actuellement, qui a vu les bourses mondiales perdre plus de 25% en 1 an et près de 10% sur une seule séance le lundi 6 octobre (encore un lundi noir), et continuer à chuter le 8 octobre malgré les promesses multiples et concordantes de nos gouvernants.
La confiance semble avoir bel et bien disparue, la sortie de crise s’éloigne donc et la récession s’installe durablement avec son cortège de difficultés.
Source : La Rédaction