La 4e banque d’affaire américaine n’était elle donc rien d’autre qu’un géant aux pieds d’argile ?
Sa chute en est cependant retentissante car c’est celle d’un des piliers de la finance américaine et mondiale, fondée il y a plus d’un siècle, et dont l’action qui valait plus de 50 dollars il y a peu, vient de clôturer ce lundi à Wall Street à 0, 21 dollar, après une dégringolade vertigineuse de 94% en une seule séance…
Lâchée par les autorités et instances fédérales américaines, qui avaient pourtant sauvé Fannie et Freddie (organisme qui ont beaucoup joué avec le crédit hypothécaire à risque) il y a peu mais refusaient de mettre une nouvelle fois à contribution l’électeur américain, il ne lui restait plus qu’à se mettre sous la protection de la loi sur les faillites, entrainant au chômage ses 50 000 employés à travers le monde.
Le couperet est passé très près également pour Merrill Lynch, autre géant de la finance américaine, sauvé de la déroute par Bank of America qui vient de l’avaler pour 50 milliards de dollars, très loin de sa valorisation réelle, et ce pour lui éviter de subir le même sort que Lehmann, car très exposée elle aussi aux créances douteuses
A qui le tour maintenant ?
Le nom de l’assureur AIG, ancien numéro 1 mondial du secteur, est sur toutes les lèvres comme pouvant être la prochaine victime, son titre ayant dégringolé de plus de 60% lors de la dernière séance
Les places boursières ont bien évidemment réagi négativement à ces mauvaises nouvelles en série et sont parties immédiatement en pique. Elles ont toutes subi des reculs sur leur indice général, allant pour certains jusqu’à plus de 10 %, les valeurs financières perdant elles entre 5 et 50 %.
Ce modèle financier qui nous gouvernait jusqu’à présent part donc en déconfiture, le prochain restant pour l’instant à ré inventer.
La Rédaction