La Banque Centrale d’Angleterre (BoE) lance un plan de sauvegarde à grande échelle pour venir en aide aux banques britanniques sinistrées. Alors qu’elle se voyait reprocher son immobilité par rapport aux dernières initiatives de la FED (baisse de son taux directeur de 5 à 2 % en 6 mois) et de la BCE (injection sur le marché de plus de 100 milliards de dollars en quelques jours courant août 2007), elle vient de décider de réinjecter dans une opération d’échanges d’actifs (Swaps, échéance de créances) environ 60 milliards d’euros destinés à consolider les créances douteuses des banques britanniques, en les échangeant contre des obligations d’État.
Il s’agit d’une première, de mémoire de banquier londonien et selon la BBC.
Ce plan vient après le renflouement de la banque privée Northern Rock sauvée in extremis de la faillite par des fonds d’État.
Il ne concerne toutefois pas les banques de type « buildings society », petites sociétés de crédit et d’épargne à l’origine de près de 50% des prêts octroyés au Royaume-uni, mais uniquement les majors et grandes banques du marché.
Il devrait cependant contribuer, au-delà du tour de passe-passe annoncé et de la nouvelle mise à contribution du contribuable, à redonner de la confiance aux marchés immobiliers et financiers fortement ébranlés par la crise financière internationale actuelle, sachant que l’endettement des consommateurs de Grande Bretagne reste très supérieur à celui des Américains, ce qui augure une recrudescence de saisies immobilières liées au sur endettement des ménages, à l’image de la situation actuelle aux États-unis (dégringolade des prix immobiliers et du pouvoir d’achat).
Il précède l’annonce attendue de nouvelles dépréciations d’actifs de la part de la RBS, 2e banque britannique, pénalisée par l’absorption récente de la banque néerlandaise Abn Amro.
Source : la Rédaction