La crise américaine des « subprimes » hypothécaires Américains n’a pas fait que des perdants puisque le gérant d’un fonds spéculatif américain, John Paulson, avait pressenti, seul contre l’avis général, la déroute des marchés que personne ne suspectait, et en est sorti aujourd’hui enrichi de plusieurs milliards de dollars.
Il a du se battre à contre-courant de l’opinion générale et des marchés ou experts « bien informés », faire preuve d’un esprit visionnaire, de détermination et d’ingéniosité, allant même jusqu’à utiliser des logiciels empêchant la réexpédition des e-mails qu’il envoyait à ses clients, car il commençait a être plagié suite à ses premiers succès...
Il a su agir à l’encontre des opinions différentes qui répétaient toutes à l’envie que les marchés immobiliers américains ne pouvaient baisser et que les obligations hypothécaires de qualité non plus .
Il a su agir également au bon moment, pas trop tôt comme certains qui avaient adopté des positions baissières quelques années avant et les ont abandonnées en voyant que les marchés ne baissaient pas. Paulson travaillait lui à l’époque sur le marché des fournisseurs en pièces automobiles, il avait misé sur une baisse de ces titres qui ont monté en fait, même ceux en difficulté.
Il a demandé à ses équipes de lui trouver un secteur qui lui permettrait de rattraper ses pertes, ils lui ont proposé celui du marché immobilier américain, que d’aucun pensait protégé des baisses, car la FED aiderait toujours si besoin le marché en baissant ses taux intérêt.
Il a donc misé sur une baisse du marché, qui ne lui a pas donné raison au début, il a donc persévéré en étudiant le suivi de dizaines de milliers d’hypothèques et en a conclu que les prêteurs étaient moins rigoureux qu’avant en prêtant à une clientèle à risque. Nous sommes fin 2005. Paulson essuie des pertes, mais persévère. Fin 2006, son fonds, constitué avec des investisseurs européens qui lui ont confié environ 150 millions de dollars US, a déjà gagné 20 %.
Fin 2007, les mauvaises décisions prises par la banque américaine pour remédier à la crise accélère le mouvement, plus le marché baisse, plus elles achètent de la protection sur de la baisse, autrement dit ce que Paulson avait déjà en portefeuille...
Sa clairvoyance, ses intuitions et sa détermination envers et contre tous lui ont à ce jour fait gagner plus de 15 milliards de dollars pour son fonds, et personnellement plus de 3 milliards au titre de son intéressement.
Source : Presse financière, la Rédaction, Wall Street Journal et Journal de Montréal